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DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE DEUXIEME VICE-PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDI LORS DE LA RENCONTRE AVEC LES INTERVENANTS DANS LA FILIERE CAFE DU BURUNDI SUR LA PREPARATION DE LA CAMPAGNE CAFE 2017-2018. PDF Imprimer Envoyer
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MauvaisTrès bien 
Écrit par CNAC-MURIMA W'ISANGI   
Mercredi, 12 Avril 2017 14:40


 

  • Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage ;
  • Madame le Ministre du commerce, de l’Industrie et de l’artisanat
    • Monsieur le Représentant du Maire de la Ville de Bujumbura ;
    • Monsieur le Chef de Cabinet et Conseillers Principaux à la Deuxième Vice-Présidence ;
    • Monsieur le Gouverneur de la Banque de la République du Burundi « BRB » ;
    • Messieurs les Administrateurs Directeurs Généraux des Banques Commerciales ;
    • Monsieur l’Administrateur Directeur Général de l’ARFIC ;
    • Monsieur le Représentant de la Confédération des Producteurs CNAC ;
    • Monsieur le Président de l’INTERCAFE ;
    • Distingués invités ;
    • Mesdames, Messieurs ;


  1. 1.Le 04 mai 2016, nous nous sommes réunis dans cette salle pour

Echanger sur la situation de la filière café au Burundi ! Aujourd’hui, le 11 avril 2017, même endroit, même rendez-vous ; pour analyser ensemble le pas franchi ou plutôt, apprécier l’impact des mesures prises l’année passée !

  1. 2. Cette rencontre se tient au moment opportun, car elle coïncide avec le déde la campagne café 2017-2018.

On nous apprend en effet, que, dans certaines régions comme l’Imbo, le Mumirwa et le Bugesera, la maturation du café cerise est plus avancée, et que les producteurs ont déjà commencé à vendre leur café aux usiniers. On nous apprend également que les conditions météo de ces derniers mois ont été, du côté du caféiculteur, et les prévisions viennent de passer de 16 mille à 18 mille tonnes de café vert, attendu cette année ; soit une augmentation de plus 2 mille tonnes par rapport à la campagne passée.

Notre rencontre d’aujourd’hui est donc bien justifiée, et elle s’inscrit dans le cadre de l’orientation, la supervision et la coordination des différents intervenants dans ce secteur.

 

Nous reviendrons certainement sur les leçons apprises du passé et les décisions à prendre pour un avenir meilleur et stable du secteur café.

 

Distingués invités

Mesdames, Messieurs

 

4. En analysant les campagnes passées, on constate qu’au cours de la Campagne Café 2015-2016, les cours de café étaient tellement mauvais que certains débiteurs auprès des Banques Commerciales n’ont pas été capables d’honorer leurs engagements auprès des producteurs. L’Etat a dû intervenir en garantissant les Banques Commerciales créditrices à hauteur d’un montant deUn Milliard Sept Cent Millions de Francs Burundais, pour que les caféiculteurs soient enfin payés quoiqu’ avec un retard de plus d’un an !

 

5. Cette décision n’a pas suffi pour protéger les intérêts des producteurs aujourd’hui regroupés au sein de plus de 600 mille familles, car l’Autorité compétente à savoir l’Autorité de Régulation de la Filière Café du Burundi (ARFIC), à du contraindre les sociétés qui avaient acheté à crédit la cerise, à honorer leurs engagements avant la fin du mois d’Août 2016.

 

6. Cependant, certaines sociétés nous ont déçu, et n’ont pas respecté l’échéance du mois d’Août 2016. Aujourd’hui, on n’a pas d’autres choix, que de les exclure de la liste des opérateurs économiques œuvrant dans la Filière Café pour cette campagne 2017-2018 !

 

7. Dans le souci de protéger les intérêts des différents opérateurs de la Filière Café, à savoir les Producteurs de la matière première, les usiniers, les exportateurs , les Banques Commerciales, et surtout l’Etat qui joue le rôle prépondérant de la production du café jusqu’à l’encaissement des recettes d’exportation en devises ; une fenêtre café a été ouverte à la Banque de la République du Burundi pour permettre aux Banques commerciales de se refinancer à un taux ne dépassant pas (3,5%) , et pouvoir à leur tour, financer aisément la campagne café au profit de tous les intervenants.

 

8. Actuellement, force est de constater que tous les arriérés d’un montant de Un milliard soixante-deux millions fbu, pour la campagne 2015-2016 ont été payés. Et pour la campagne 2016-2017, tout le montant soit Vingt-neuf milliards deux cent quarante-quatre millions six cent-un mille huit cent soixante-neuf (29. 244. 601 .869fbu) avaient été payés à la fin de l’année 2016.

 


Distingués invités

Mesdames, Messieurs,

 

9. En vue de garantir un bon déroulement de la campagne café 2017-2018 quelques nouvelles mesures viennent d’être prises :

 

  • la taxe communale sur le café cerise a été harmonisée et fixée à 11Fbu ;
  • les caféiculteurs ne seront plus payés cash et plusieurs fois mais seront payés une seule fois avec un montant consistant ;
  • les centres de collecte de café cerise ont été réglementés ;
  • le rapatriement des devises sera assuré dorénavant par la Banque de la République du Burundi ;
  • les intrants, pesticides et autres matériaux sont déjà disponibles et en cours de distribution.

 

10. Nous devons donc garder à l’esprit, que l’objectif, est d’éviter le désordre à chaque maillon d’intervention mais plutôt de promouvoir la culture de transparence et de l’honnêteté pour protéger l’intérêt de notre pays en général et celui de la population en particulier.

 

11. Toujours dans le souci de faire respecter l’équité dans le business du Café, et protéger les intervenants au niveau de tous les maillons, nous avons encouragé le Partenariat Public Privé à travers un dialogue effectif, régulier et fréquent en vue de résoudre ensemble tous les problèmes qui peuvent se poser.


 

15. Pour revenir au maillon le plus délicat et le plus fragile, c'est-à-dire les producteurs de café Cerise, il importe de les protéger pour qu’à leur tour ils restent rattachés à cette culture industrielle notamment en leur rassurant un prix au Producteur motivant, et qui, non seulement les découragera à acheminer leur café vers lespays voisins, mais surtout les encouragera à s’adonner encore plus à cette culture. Si au cours de la campagne passée le prix moyen au producteur a oscillé autour de 415FBU/ Kg, cette année il devrait atteindre 500 FBU/kg si la fenêtre reconduite par la BRB est exploitée dès le début de la campagne !

 

Nous invitons tous les autres intervenants à jouer pleinement leur rôle, en réalisant à 100% les objectifs qu’ils se sont fixés !

Que cette réunion soit donc une bonne occasion de mener une réflexion profonde pour réussir cette campagne et une stabilité dans ce secteur.

 

16. Nous vous interpelons à ne pas décevoir notre optimisme, car nous comptons beaucoup sur la filière café pour non seulement augmenter les recettes en devises, mais aussi renforcer la visibilité de notre pays sur la scène internationale.

22. Je ne saurais terminer sans remercier les organisateurs de cette réunion et tous ceux qui se sont joints à eux afin que cette rencontre se tienne dans les meilleures conditions.

 

23. En ce qui concerne le Gouvernement, NOUS SOMMES CONSCIENTS QUE CE QUI EST BON POUR LE CAFE EST BON POUR LE BURUNDI, et nous ne ménagerons aucun effort pour toujours accorder à la filière café toute l’importance qu’elle mérite.

        

                            Que Dieu vous bénisse tous

                                     Je vous remercie !

 

Mise à jour le Mercredi, 12 Avril 2017 14:44