Samedi, 20 Jan 2018
Vous êtes : Accueil

Compteur de visite

www.joomlatutos.com
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
Aujourd'hui :
19
Hier :
505
Semaine :
1699
Mois :
3210
Total :
146073
Il y a 4 utilisateurs en ligne
-
4 invités

Espace d'administration



Burundi Agriculture. PDF Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
Écrit par Jérôme Sinankwa   
Lundi, 18 Décembre 2017 08:45

 

Burundi Café.

En attendant une plus grande productivité, la jeunesse a d'autres priorités.


A chaque rencontre des leaders du mouvement caféicoles, membres de la CNAC, Confédération Nationale des Caféiculteurs du Burundi, le même refrain revient avec insistance: "il faut encourager les jeunes à reprendre le flambeau et à pratiquer la caféiculture". Il en a été ainsi jeudi et vendredi, les 6 et 7 décembre 2017 au chef lieu de Ngozi, au Nord du Burundi, lors de la rencontre des présidents et des comités des 7 fédérations des caféiculteurs, ainsi que de leurs staffs.

Mais eux-mêmes se lamentent. "Le prix payé aux caféiculteurs est faible, en comparaison aux efforts consentis dans le processus de production".

 

A Ngozi, l'occasion se voulait être un moment de réflexion pour contribuer à assurer la pérennité du mouvement associatif des caféiculteurs du Burundi, défendre les intérêts de tous les caféiculteurs du Burundi et de contribuer dans l'augmentation de la production du café en quantité et en qualité à travers un encadrement caféicole des producteurs.


 alt

 Atelier du 7 au 8 décembre, pour mobiliser le mouvement associatif caféicole.


De tous les membres présents, rares étaient en effet des caféiculteurs de moins de 40 ans, plutôt des hommes et des femmes dont l'âge était comprise entre 50-60 ans.


Faute de meilleures techniques agricoles

 

Finis les moments où les jeunes gens non instruits étaient contraints à la pratique de l'agriculture. Des nouvelles opportunités, de nouveaux métiers qui ne demandent pas de diplôme ou qui ne nécessitent pas une grande technicité ont vu le jour: taxi-vélo, taxi-moto, coiffeurs,...même si ces derniers deviennent de plus en plus les occupations de jeunes diplômés en quête d'emplois.

 

Le souhait d'amener les jeunes gens à s'occuper des plantations de café de leurs parents semble trouver peu d'écho. La réalité est tout autre. Comme en témoigne ce vieux leader du mouvement, très engagé de Makamba, au Sud du pays, qui en traversant plusieurs champs de café non entretenus, lance, presque découragé : "les jeunes gens ont, une fois qu'ils ont été à l'école, rejettent actuellement la pratique des champs qu'ils trouvent moins rentables. Moi même, je ne sais pas comment je vais faire aimer ce travail à mes enfants".      

 

Pendant ce temps, la productivité agricole ne s'est pas améliorée pour soutenir la comparaison avec les petits métiers pratiqués dans les villes. Faute de meilleures techniques et d'intrants. Et en l'absence de vrais fermiers riches, le rêve de jeunes gens semble ailleurs que dans leurs milieux paysans.

Fin

 

 

Mise à jour le Vendredi, 22 Décembre 2017 11:49